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Jamais rassasié, le gardien des Zèbres du 20e siècle
entraîne cette saison Goutroux et Couillet en plus des
petits Zébrions
L’insatiable Daniel Mathy
Daniel est tout simplement inusable.
Alors que ses équipiers de la grande époque profitent
pour la plupart d’une retraite dorée, il continue à
faire tous les jours son sac pour aller entraîner les
jeunes gardiens. Presque aussi agile que dans ses plus
belles années, Daniel Mathy n’en a jamais assez.
Entraîneur des Zébrions depuis près d’une décennie, il
ne tient pas à s’ankyloser en restant “ pépère ” à la
maison. Il serait même plutôt du genre à mettre les
bouchées doubles. Lorsque Goutroux et Couillet se sont
manifesté cette saison pour qu’il s’occupe de leurs
numéros un, le sémillant soixantenaire ne s’est pas fait
prier:
"J’essaye de continuer à bouger un peu. Les
Goutrousiens m’ont demandé de m’occuper des A il y a
trois ou quatre mois. Comme les Verts s’entraînent
là-bas depuis quelque temps, j’ai aussi accepté de
donner la leçon à leurs petits. J’ai quand même pas mal
d’expérience dans ce domaine et puis il est temps de
découvrir de nouvelles promesses dans la région."
Le Pays Noir a toujours eu une tradition d’hommes forts
dans les buts. Une coutume qu’il s’agit de ne pas
égarer:
"Je pense que l’on est en train de connaître une
pénurie de dernier rempart. J’en connais certains au
Sporting qui pourraient percer dans quelques années.
C’est encore trop tôt pour me prononcer au sujet des
petits Couilletois. Je suis encore en phase de
découverte. ”
Et il fait désormais tout pour transmettre son savoir
avec l’infinie gentillesse qu’on lui connaît:
"Il faut beaucoup de patience et de psychologie avec
les jeunes gardiens. C’est une place où un gamin doit
oser, être un peu kamikaze. Il s’agit en fait d’un
travail très technique fait d’exercices spécifiques.
J’axe beaucoup mes entraînements sur la prise de balle
et ce genre de choses."
La réputation du fabuleux Daniel a forcément traversé
les générations. Quand les plus jeunes ont la mémoire
qui flanche, ce sont les parents qui font de grands yeux
en entendant son nom:
"J’ai l’expérience, mais forcément aussi une certaine
notoriété. La presse fait beaucoup de bien de ce côté
là. Quand les grands voient le nom de Daniel Mathy, ils
ont tendance à pousser un peu les gamins qui ne me
connaissent pas toujours."
"Imaginer un peu si Albert prenait les défenseurs,
Bertoncello les milieux et Brogno les attaquants... Il y
en aurait des enfants sur le terrain et des papas dans
les tribunes."
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